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Connaissance de la population et de l’exclusion en Sarthe

 

Chiffres clés.

 

I - POPULATION GENERALE EN SARTHE

- Evolution générale de la population
La population sarthoise municipale, légale au 1er janvier 2010, est composée de 556 946 habitants. Seulement 22 communes ont une population municipale supérieure à 3 500 habitants.
Entre 1999 et 2007, la population sarthoise a progressé de 5,1 % (au regard d’une progression régionale de 8,1 % et d’une progression nationale de 5,6 %).
Le taux moyen annuel de croissance de population entre 1999 et 2007 est de 0,62 %. Les communautés de communes en périphérie (1ère et 2ème couronne) de la Communauté Urbaine Le Mans Métropole présentent les taux de croissance les plus élevés. En revanche, Le Mans Métropole et les communautés de communes du Saosnois, du Pays Calaisien et du Bassin Ludois sont marqués par une stabilité voire un recul de population.

La population sarthoise a augmenté de 20,6 % entre 1968 et 2007 (+ 34,8 % pour la Région), mais les rythmes n’ont pas été réguliers. Depuis 1990 et surtout depuis 1999, les migrations favorisent cette augmentation. Entre 1999 et 2007, le solde migratoire représente 29,3 % de l’augmentation de la population.

L’évolution de population selon les strates de communes varie également selon les périodes. Si la tendance était au « dépeuplement » des communes de moins de 1 000 habitants au profit des communes de plus de 5 000 habitants entre 1968 et 1975, la période 1999-2007 semblent témoigner d’un renversement.

Selon l’INSEE et son modèle Omphale* (cf Etudes régionales, n° 90 - déc. 2010), si les tendances démographiques actuelles se maintiennent, la population sarthoise devrait augmenter de 14,9 % entre 2007 et 2040. Cette progression serait néanmoins l’une des moins importantes de la Région (moyenne de 26 %) mais proche de l’évolution moyenne nationale (+ 14,5 %). La croissance serait de moins en moins alimentée par le solde naturel au profit des migrations.

- Evolution de l’âge
La population régionale devrait conserver sa relative jeunesse (7ème rang national en 2005 des départements les plus jeunes conservé en 2040). La Vendée, La Mayenne et la Sarthe devraient accuser un important vieillissement d’ici 2040.

Selon les projections de l’INSEE, un tiers de la population française (31 %) aura 60 ans et plus en 2040. L’âge moyen des français devrait passer de 39,3 ans en 2007 à 43,7 ans en 2040.

32,6 % des sarthois devraient avoir plus de 60 ans en 2040. L’âge moyen devrait passer de 39,9 ans à 44,1 ans en 2040. La Sarthe viendrait ainsi se classer en 3ème position « des départements les plus vieux » de la Région (après la Vendée et la Mayenne).

A l’échelle de la Sarthe, le nombre et la part des moins de 20 ans est actuellement plus faible dans la partie Est et surtout Sud Est du Département.

L’indice de jeunesse, qui mesure le rapport des moins de 20 ans sur le nombre de personnes de 60 ans et plus, est de 1,15 en moyenne départementale (soit 1,15 jeune de moins de 20 ans pour 1 personne de 60 ans et plus).

- Densité de la population
La densité moyenne de la population sarthoise est de 88,6 habitants par km2, mais de grandes amplitudes sont constatées entre les zones les plus rurales (7 habitants au Km2) et l’agglomération mancelle (2 740 habitants au Km2).
Entre 1968 et 2007, la densité moyenne du département a augmenté de 19,1 %.

- Composition des ménages
On comptabilise 235 326 ménages sarthois, près du tiers sont des personnes isolées. La part des femmes seules est supérieure à celle des hommes seuls.
L’évolution du nombre de ménages sarthois (+9,3 %) entre 1999 et 2006 est la plus faible des Pays de la Loire (moyenne régionale : + 12 %).
En moyenne, les ménages sarthois sont constitués de « 2,3 personnes ». Ce nombre moyen ne cesse de diminuer depuis 40 ans (3,1 personnes par ménage en 1968).

- Chiffres clés :

559 587 sarthois en 2008, soit 15,9 % de la population régionale
Evolution faible : 5,6 % entre 1999 et 2008 (moyenne régionale +8,9 %)
3 communautés de communes ont une évolution négative :
- Le Mans Métropole (- 2,4 %),
- Bassin Ludois (- 0,9 %)
- Pays Calaisien (-0,7 %)

Densité de 88,6 habitants par Km2 avec de grandes amplitudes.
Un vieillissement de la population plus rapide que la moyenne régionale
Une diminution du nombre de personnes par mariages, conforme à la tendance régionale
Une augmentation de la part des personnes seules et des couples sans enfant

II - LES POPULATIONS EN RISQUE D’EXCLUSION

2-1 Les ménages pauvres
En 2009, 12,5 % de la population sarthoise, soit près de 69 500 personnes, vivent en dessous du seuil des bas revenus *. Cette proportion est en augmentation par rapport à 2008 (11,8 %).
29,4 % du total des allocataires de la C.A.F. et de la M.S.A. ont des revenus inférieurs à ce seuil.

En 2009, 52 928 personnes bénéficient d’une aide au logement en Sarthe, soit 53,7 % des allocataires C.A.F. et M.S.A.. Ce taux est en légère diminution par rapport à 2008 (54,1 %). Ce sont majoritairement des personnes seules (52,8 %). Les familles monoparentales représentent 18,2 % et sont en progression. Les ménages bénéficiant d’une aide au logement sont principalement des locataires du parc privé (40,4 %) et du parc public (37,3 %).

Les bénéficiaires à bas revenus d’une aide au logement se distinguent relativement de ces caractéristiques : les ménages isolés et les familles monoparentales représentent respectivement 42,3 % et 27,5 %.

2-2 Les demandeurs d’emploi et les effectifs salariés
Selon les données préfectorales (cf publication « Trésor Sarthe Eco » 2ème trimestre 2010), la Sarthe comptabilise 20 067 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi en catégorie A, fin juin 2010.
La tendance est à la baisse depuis la fin de l’été 2009 mais, sur un an, l’augmentation est de 2,1 %. La Sarthe est moins touchée que la région (+4,9 %) et que le niveau national (+ 6,6 %).

Le nombre global de demandeurs d’emploi sarthois inscrits Pôle Emploi (35 110 en catégories A, B, C en juin 2010) est en augmentation de 9,6 % sur un an (moyenne régionale : + 10,4 % ; moyenne nationale : + 9,4 %). La tendance est également à la baisse sur le dernier trimestre.

Le nombre de demandeurs d’emploi de longue durée (depuis plus d’un an) est important. Sa proportion sur le total des demandeurs d’emploi augmente (30,9 % en juin 2009, 38,3 % en juin 2010). Même si le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans a augmenté sur un an (+2,4 %), la part sur le total des demandeurs d’emploi baisse de plus d’un point entre juin 2009 (19,6 %) et juin 2010 (18,4 %). Les femmes sont majoritaires avec 53,3 % en juin 2010.

Selon la note « Trésor Sarthe Eco » 2ème trimestre 2010, le nombre d’offres d’emploi enregistrées sur le premier semestre 2010 est équivalent à celui des premiers semestres 2008 et 2009. En juin 2010, on comptabilise 2 754 offres d’emploi en Sarthe.

L’évolution de la situation de l’emploi salarié a été moins favorable en Sarthe que le contexte régional et national sur l’année 2009 et que le contexte national sur le dernier trimestre 2009. L’industrie est toujours sévèrement touchée (-7,3 % entre 2009 et 2010) alors que le tertiaire augmente ses effectifs (+3,1 % entre 2009 et 2010).

2-3 Les minima sociaux
- L’Allocation aux Adultes Handicapés (A.A.H.)
Le nombre de bénéficiaires sarthois de l’Allocation aux Adultes Handicapés accentue sa progression : + 7,3 % entre 2008 et 2009 (+ 5,4 % entre 2007 et 2008).
- Le Revenu de Solidarité Active (R.S.A.)

Le dispositif :
Après une expérimentation dans 25 départements puis dans 34, le Revenu de Solidarité Active a été généralisé le 1er juin 2009 (loi n° 2008-1249 du 1er décembre 2008 généralisant le revenu de solidarité active et réformant les politiques d’insertion). Le R.S.A. est une prestation visant à garantir à ses bénéficiaires un revenu minimum. Il remplace le revenu minimum d’insertion (R.M.I.), l’Allocation Parent Isolé (A.P.I.) et certaines aides forfaitaires temporaires comme la prime de retour à l’emploi. Il est versé par la Caisse d’Allocations Familiales ou la Mutualité Sociale Agricole. Son montant est, au 31 août 2010, de 460 € pour une personne seule sans activité et sans revenu.
Il existe trois types de R.S.A. :
- le R.S.A. socle seul pour les personnes qui n’ont pas de revenu d’activité, ou bien, dont les membres du foyer ayant un emploi sont en période de cumul intégral
- le R.S.A. socle et activité pour les personnes qui ont de faibles revenus d’activité mais dont l’ensemble des ressources est inférieur à un montant forfaitaire (intervenant dans le calcul du montant de la prestation et dépendant de la composition du foyer)
- le R.S.A. activité seul pour les personnes qui ont de faibles revenus d’activité et dont l’ensemble des ressources est supérieur au montant forfaitaire

Les bénéficiaires :
Selon une extraction des bases C.A.F. et M.S.A. d’octobre 2010, on dénombre, en Sarthe, 12 427 ménages bénéficiaires du R.S.A., soit au total 28 752 personnes (dont 46,7 % d’enfants).
Sont versées : 7 515 prestations R.S.A. socle seulement, 3 410 prestations R.S.A. activité seulement et 1 502 prestations R.S.A. socle + activité
46,9 % des allocataires percevaient auparavant le R.M.I. et 10,2 % l’A.P.I.. Dans 42,9 % des cas, les allocataires sont de nouveaux demandeurs.

Les femmes sont majoritaires et représentent 63,3 % des allocataires. 50,5 % d’entre elles sont divorcées ou séparées.

Les hommes ne représentent que 36,7% des allocataires. 49,9 % d’entre eux sont célibataires. Les 25-39 ans sont la tranche d’âge la plus importante (48,7 % des hommes et 45,8 % des femmes).

2-4 Les demandeurs de logements sociaux en attente longue
Au 1er janvier 2010, sur un volume global de 8 135 demandes locatives sociales en cours, 27,6 % (soit 2 243 demandes) ont été déposées depuis plus d’un an. 50,1 % de ces demandes n’ont reçu aucune proposition de logement. Alors que le nombre de demandes se contracte, ces taux poursuivent leur diminution.

Sur 4 401 demandes en cours externes, la part des demandes externes de plus de 12 mois est de 20,2 %. Les demandes externes de plus de 12 mois sans proposition représentent 9,6 % du total des demandes externes. Ces taux baissent également au regard des résultats 2009 (20,9 % pour les demandes externes de plus de 12 mois et 11,1 % pour celles sans proposition).

2-5 Les aides au logement
Le nombre de bénéficiaires d’une aide au logement a faiblement progressé entre 2008 et 2009 (+ 0,6 %). Sur la période de 2006-2009, l’augmentation est de 9,2 %.
Sur les 52 928 bénéficiaires (C.A.F. + M.S.A.), 53,7 % perçoivent une aide personnalisée au logement et 46,3 % une allocation logement.

Entre 2006 et 2009, la répartition des aides entre parc privé et parc public n’évolue quasiment pas.

En 2009, 2 842 dossiers de demandes d’aides pour l’accès au logement ont été examinés par le F.S.L.. On note une importante progression (+ 32,1 %) entre 2008 et 2009.
Plus de la moitié des demandes (52 %) est issue de ménages résidant sur Le Mans Métropole. Les familles monoparentales et les personnes seules représentent respectivement 41,3 % et 36,5 % des demandeurs.
Les ménages de 3 enfants et plus ne représentent que 14,7 % des demandeurs.
Les 25-35 ans sont, en proportion, les plus importants demandeurs (30,2 %). Les plus de 60 ans ne représentent que 2,2 %.

Chiffres clés :