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Inscription de la muraille du Mans au patrimoine mondial de l’UNESCO

 

Le 3 mai dernier, une délégation composée d’un comité scientifique, de 12 experts, de représentants de la direction régionale de l’architecture et de la culture (DRAC) des Pays de la Loire et de la Ville du Mans a évalué le projet d’inscription de la muraille du Mans au patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

La matinée a été consacrée à la visite guidée du chantier des jardins de la cathédrale par Stéphane Augry, archéologue urbain de l’INRAP, responsable scientifique de cette fouille. Hugo Meunier, archéologue, de l’association CAPRA à Allonnes a ensuite commenté les portions visibles et accessibles de l’enceinte. Les experts nationaux ont fait le tour de muraille sous les explications de Nicolas Gautier, chef du service territorial de l’architecture et du patrimoine de la Sarthe.

Corinne Orzechowski, préfète de la Sarthe, a présidé l’après-midi une réunion en préfecture au cours de laquelle le dossier UNESCO a été présenté et discuté avec les experts.

Cette réunion a abouti aux conclusions suivantes :
- La muraille est un site exceptionnellement bien conservé, nécessitant des fouilles complémentaires approfondies. Elles permettront de mieux appréhender une période mal connue de l’histoire antique (de 200 à 400 après JC).
- La candidature à l’Unesco peut être portée en parallèle à ces fouilles et le mérite. Ce projet de grande ampleur doit être porté par la mairie. Le projet doit rentrer dans une dynamique, avec l’implication de tous y compris les habitants. La ville devra montrer son engagement à protéger ce site sur le long terme par un dossier conséquent, et à le défendre devant les plus hautes instances.
- Cette candidature doit auparavant être portée au niveau national pour une inscription sur la liste indicative française du patrimoine.
- Il est important de trouver des sources de financement pour assurer cette protection et la mise en oeuvre des fouilles.
- Un projet collectif de recherche est en cours de préparation par les services de la DRAC et le service de recherche archéologique, et la ville ainsi que les services de l’État devront envisager la mise en place d’une structure porteuse du projet et un calendrier d’actions.